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COMMUNIQUE DU 03 JANVIER 2005
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MARCHE EN HOMMAGE
A SAINTE GENEVIEVE
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Le 3 janvier 2005, des étudiants
et jeunes professionnels se sont réunis pour
marcher aux flambeaux de Notre Dame de Paris au Panthéon
pour honorer sainte Geneviève, héroïne
et résistante parisienne. Devant Saint Etienne
du Mont, où sont conservées les reliques
de la patronne de la cité, ils ont lancé
un appel afin que le peuple de Paris se souvienne de
son histoire.
Ils voulaient rappeler que Paris n’est
pas seulement une capitale de rang mondial, ni un centre
du pouvoir administratif et jacobin français,
ni la première ville touristique du monde.
En effet, Paris, c’est un peuple.
Un peuple enraciné dans une histoire comme tant
d’autres peuples de France et d’Europe.
Des gens naissent à Paris ; y vivent ; parfois
toute leur vie. Pour eux, Paris c’est le lieu
de leur histoire personnelle reliée à
celle d’un destin collectif. A chaque coin de
rue, chaque place, chaque fontaine, chaque pont, ils
ont un souvenir. Leur histoire, ils la vivent. Ils ne
veulent pas la reléguer aux musées et
aux fresques des salles municipales. Entre ceux d’aujourd’hui
et ceux d’hier, le lien de la mémoire demeure
vivace. Autant que les enfants de Bretagne, de Savoie,
d’Alsace, de Castille, du Piémont, de Bavière,
du Comté de Nice, ils se souviennent.
Chaque jour, des grandes avenues aux
rues étroites, ils sillonnent la ville. Leur
ville. Celle où ils travaillent et habitent ;
celle où ils pleurent et rient ; celles où
ils aiment et se battent. Paris, pour eux, ne sera jamais
une préfecture et une administration. Paris sera
toujours leur pays.

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